Portrait de Philippe Dugravot

Interview-Philippe-Dugravot-haut.png
En quoi la Mission Locale est-elle un acteur territorial de la formation des jeunes ?

La colonne vertébrale de notre action s’inscrit dans le cadre du plan “1 jeune 1 solution” mis en place par le gouvernement, en étant particulièrement impliqué auprès des jeunes, dans la construction de leur projet professionnel, leur projet de formation, l’information sur les formations, en vue de les accompagner au mieux vers l’emploi. Pour cela nous avons deux dispositifs. Le premier est la Garantie Jeune qui permet de bénéficier d’un ensemble d’actions associant les principaux partenaires de l’accès à l’emploi (associations, entreprises, centres de formations). Le second est le Parcours d’Accompagnement Contractualisé vers l’Emploi et l’Autonomie (PACEA) avec une volonté d’agir de manière dynamique et innovante avec ces jeunes en difficulté et depuis déjà longtemps éloignés de l’emploi.

Pour alimenter ces dispositifs, nous sensibilisons des entreprises de manière permanente. Par exemple en 2019 nous avons contractualisé avec une soixantaine d’entreprises sur le territoire pour permettre des recrutements et actions de formation en direction des publics jeunes.

La Garantie Jeunes, constitue en fait la phase intensive du PACEA !

Quelles sont pour vous les compétences stratégiques pour les jeunes en vue de leurs insertions dans les entreprises locales ?

La Mission Locale Nord Atlantique couvre un territoire de 136000 habitants répartis sur 49 communes, entre les Communautés de Communes d’Erdre et Gesvres, de Blain, de Nozay, et de Châteaubriant-Derval. Cela représente des territoires très contrastés, avec des secteurs où l’on va trouver davantage d’opportunités en entreprise dans les milieux du numérique et des nouvelles technologies, tandis que sur d’autres secteurs on trouvera davantage d’entreprises de services à la personne, domaine d’activité en fort développement sur notre territoire, ou encore d’entreprises dans les secteurs du bâtiment ou de la métallurgie.

Il est important de souligner que dans ce cadre, l’action de la Mission Locale est aussi orientée vers la découverte des métiers et notamment ceux en tension, dans une période où les compétences techniques (savoir-faire), mais aussi de savoir-être, sont une attente importante des entreprises.

Selon vous le Territoire est-il un maillon indispensable aux entreprises locales ?

A travers les actions de la Mission Locale nous souhaitons valoriser et promouvoir cette complémentarité en matière de dynamisme économique du territoire. Pour cela nous travaillons avec Pôle Emploi et un certain nombre de partenaires à l’échelon local. Par exemple avec le Conseil Local pour l’Emploi, la Formation et l’Orientation Professionnelle (CLEFOP) qui nous permet de travailler à intervalle périodique sous l’autorité du Sous-Préfet, avec notamment, les représentants des Communautés de Communes, des entreprises, et des chambres consulaires. Nous réfléchissons aux conditions dans lesquelles nous pouvons favoriser ensemble le développement économique de notre territoire et dans ce contexte, le recrutement des jeunes.

Nous sommes sur une échelle qui permet à l’ensemble des acteurs du territoire de bien se connaître, et cela facilite les échanges et les réflexions avec tous ces partenaires.

Selon moi ces relations privilégiées et cette connaissance des jeunes de nos territoires font la richesse de l’action sur les territoires.