Portrait de Philippe Bohelay

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Quel sens donneriez-vous à l’inscription de Clermont-Ferrand au sein du réseau des Villes Apprenantes – UNESCO ?

En ayant été la première ville de France à l’avoir rejoint, Clermont-Ferrand est restée fidèle à son histoire, celle d’avoir toujours participé à ce large mouvement universaliste d’éducation populaire, profondément marqué dans notre ville par l’empreinte de Jean Zay.

La formation tout au tout de la vie, où chacun se trouve être récepteur et transmetteur de savoirs, est le cœur battant de l’Éducation Populaire ; le Réseau des Villes Apprenante-UNESCO rassemblent à ce jour 229 villes qui ont fait le choix de la défendre et de la mettre en œuvre au service des Objectifs de Développement Durable.

Comment pourriez-vous définir votre rôle de Chargé de mission Ville Apprenante ?

Chargé de mission Ville Apprenante, c’est faire vivre cette démarche d’innovation et de recherche en faveur de l’éducation formelle et informelle tout au long de la vie. Mon rôle est d’identifier les acteurs du territoire, habitants, professionnels, universitaires, économiques, associatifs, de tisser des liens entre eux pour co-construire des projets très concrets qui vont d’une installation éducative d’aquaponie dans un collège à la co-construction d’un programme de «Cité Éducative» apprenant et novateur sur un grand quartier populaire de notre ville de plus de 5000 habitants.

C’est un travail d’ingénierie, de « laboratoires en recherches/actions » qui admet que des projets totalement imprévus, nés de la mixité des rencontres, puissent se réaliser librement sur un territoire.

La candidature de notre ville au réseau UNESCO ayant porté sur les relations entre l’urbain et les différentes formes de « ruralités », ma particularité, c’est d’être toujours au service d’une organisation territoriale biosourcée, les objectifs de développement durable fixant en tous points ma feuille de route.